Ma Photo

Syndication

Blog powered by TypePad
Membre depuis 03/2005

« Réunion autour de Roger KAROUTCHI | Accueil | Le PS compte et recompte en espérant sortir de la crise (AFP) »

La campagne d'Obama sur la Toile fait école en France

ImagesPARIS, 21 novembre 2008 (AFP) - La campagne très offensive de Barack Obama sur internet, incontestablement l'un des facteurs de son succès, inspire les partis politiques français qui investissent de plus en plus les sites communautaires du web 2.0 en espérant élargir leur audience.

L'UMP entend renforcer sa présence sur la toile via "les réseaux sociaux" du type Facebook qui revendique aujourd'hui 4,1 millions d'inscrits en France, et sur lequel elle s'était positionnée dès juillet 2007. L'interaction ne se fait plus seulement avec le contenu des pages mais entre les utilisateurs eux-mêmes.

Selon plusieurs responsables du parti présidentiel, l'objectif est de constituer "un grand parti de supporteurs plus que de militants", dont le nombre accuse un reflux depuis 2007, tout comme au parti socialiste. En ligne de mire: la présidentielle de 2012.

Une cellule élyséenne, proche de Nicolas Sarkozy - le sondeur Pierre Giacometti, le communicant Christophe Lambert, le publicitaire Jean-Michel Goudard et le journaliste Patrick Buisson - réfléchit déjà aux moyens d'arriver à "un parti de masse sur la toile".

"Il y a une réunion chaque semaine avec les responsables de l'UMP", explique Thierry Solère. Pour le secrétaire national en charge du numérique, il s'agit de développer une véritable "marque UMP".

L'achat de mots-clés pour multiplier les accès aux contenus du site UMP s'inscrit dans cette stratégie. Autre méthode: multiplier les débats avec les internautes. "L'idée, c'est de créer du buzz autour des sujets de société" pour conquérir "de nouveaux publics", selon Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire général adjoint de l'UMP.

Ces positionnements sur le net ont un coût, et "donnent forcément aux grands partis une plus grande marge de manoeuvre pour mobiliser", selon M. Solère.

"On se sert de communautés particulières -amicales, professionnelles, géographiques...- pour déclencher un phénomène général d'activation" sur le modèle des "leaders d'opinion", explique Thierry Vedel, politologue à Sciences-Po.

Ségolène Royal s'y était essayée en 2006 avec desirsdavenir.org sur un web balbutiant. "Il fallait s'inscrire. Aujourd'hui, Facebook vient vous chercher", explique M. Vedel.

Mais, pas sûr que cela réussisse car, pour M. Vedel, "l'appétence pour la politique est beaucoup plus forte en période électorale" qu'en temps ordinaire.

Jeune rival de Mme Royal dans la course au premier secrétariat du parti socialiste, Benoît Hamon a utilisé à fond les sites internet à succès, avec une page et un profil Facebook.

"Le vieux modèle du militantisme est moribond, décrypte M. Vedel. A l'implication permanente, sacrificielle, idéologique, les gens préfèrent une vision plus contractuelle, pragmatique et ludique. S'ils veulent bien donner, ils veulent aussi recevoir".

Mais la législation française n'offre pas autant de latitude que les campagnes américaines où les candidats enregistrent des informations sur les internautes très utiles pour orienter leur stratégie de conquête. Un fichage interdit dans notre pays.

Reste que les échanges sur les réseaux peuvent avoir valeur de "sondages permanents" et gratuits de l'opinion, "comme des micros dans les bistrots et les taxis", souligne M. Vedel.

L'émergence de cette nouvelle forme de militantisme politique "virtuel" ne peut cependant se passer d'"événements réels", insiste le politologue.

"Attention de ne pas désincarner totalement le parti", avertit un responsable de l'UMP. "On aura toujours besoin des cars de militants et des meetings" pour faire campagne, assure un autre.

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451bde169e201053615d7e8970c

Voici les sites qui parlent de La campagne d'Obama sur la Toile fait école en France :

Commentaires

Une stratégie internet est essentielle pour un parti comme l'UMP. Et le meilleur moyen de fédérer : le débat d'idée Un moyen indéniable pour prendre le pouls de la société

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.