Pourquoi cette initiative ? Leurs deux circonscriptions se partagent la ville de Boulogne. Même s’ils n’appartiennent pas au même parti - André Santini a fait le choix « Nouveau Centre » et Pierre-Christophe Baguet a rallié l’UMP en octobre 2006, après avoir été exclu de l’UDF pour avoir soutenu la candidature de Nicolas Sarkozy - les deux hommes ont décidé de faire campagne commune.
19 h 30, la réunion commence. Se succèdent au micro Pierre-Christophe Baguet, son suppléant Thierry Solère, Isabelle Debré, sénatrice et ancienne suppléante de Santini et Frédéric Lefebvre, son actuel suppléant. Baguet plaisante en suppliant ses électeurs de le reconduire dans ses fonctions dès le premier tour, pour raisons familiales : « Cela me permettrait d’avoir le week-end de la Fête des pères tranquille. J’ai cinq enfants, alors merci de votre soutien. » Pour tous, un seul mot d’ordre : la mobilisation. Face à une salle acquise, Isabelle Debré lance un défi à chacun : « Convaincre dix personnes de votre entourage de voter dimanche pour la majorité présidentielle. » Thierry Solère joue avec le slogan de campagne de Nicolas Sarkozy pour faire comprendre l’enjeu : « Rien n’est possible si les Français ne confirment pas le choix qu’ils ont fait à la présidentielle. »
André Santini prend la parole en dernier. Comme à son habitude, il régale l’assistance de ses bons mots, dénonçant le concept du « CTLM, cause toujours mon lapin », qui consiste à repousser le règlement des problèmes en pensant que cela finira par se « tasser », remercie le footballeur Basile Boli de son soutien, « 1993, le coup de tête, c’était un Dieu vivant ! », et appelle à la mobilisation, toujours.
S’ensuivent les questions-réponses. Logement, installations sportives, insécurité dans certains quartiers, les députés tentent d’éluder les interrogations de leurs administrés. Une retraitée avoue être perdue : « Monsieur Baguet, que se passe-t-il ? Vous êtes Majorité présidentielle, mais d’autres candidats l’écrivent aussi sur leurs affiches. Je ne comprends plus rien ! » Le député se lance dans un exercice d’explication de la situation… Pas facile de s’y retrouver, entre le MoDem, l’UMP et le Nouveau Centre… Sans compter sur les dissidents UMP, qui se revendiquent de la majorité présidentielle…
Fin de la réunion, André Santini prend le micro et entonne La Marseillaise, bientôt suivi par toute la salle."






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